Ouagadougou 1-2

Lorsqu’ils parlent, ce que leurs gestes esquissent est ineffable.
Comment traduire le sourire de Mamou qui accompagne son mot
« aube » ? Comment traduire le corps penché de Mohammed pour dire « vent » ?
Comment enrichir la linéarité de leur écriture sur le tableau, de la verticalité et
énergie de leurs corps en mouvement… ?

À l’école du Cefise-Benaja de Ouagadougou (Burkina Faso) on mélange le mauré, la langue des signes, le français. On ne fait pas cas du « handicap », on fait avec.

Durant deux séjours (sept.17 et janv.18) nous avons développé avec ces étudiant.e.s une fresque littéraire. Leur force poétique et leurs talents ont fait la qualité si singulière de ce projet…

Financé par la Fatrasproduction/A.De.Litt et la solidarité rencontrée sur We Make It; réalisé avec Iona Suzuki.